Vous êtes ici : AccueilCIRCUITS & HEBERGEMENTSRécits de randonnéesLe chemin des pèlerins

Le chemin des pèlerins est un itinéraire permettant de rejoindre Ste Anne d'Auray à Lourdes. Il traverse la Loire-Atlantique en passant du nord au sud de La Loire par la bac de Couëron. Vous pouvez retrouver le tracé intégral sur Equichemin (rubrique "itinéraires Grand voyage").

Ci-dessous, le récit de voyage de l'une de nos adhérentes.

Journal d'une randonneuse du 44 en pèlerinage

De Rocamadour vers Lourdes en attelage du 25-08 au 09-09-2012

Voici plusieurs mois de ça, à une réunion d'EQUILIBERTE 44, un membre du bureau prend la parole pour chercher des partenaires qui l'accompagneraient en pèlerinage inaugural sur le fameux « chemin des pèlerins » de Ste Anne d'Auray à Lourdes via Rocamadour ..

Ce chemin reprend le tracé initial d'un pèlerin, Aristide qui est allé de Bretagne à Lourdes avec son âne et qui est malheureusement décédé depuis, des suites d'un cancer. Des amis bretons (en particulier Christiane et Alain qui attellent des ânes) ont décidé de lui rendre hommage en pérennisant son parcours.

Dominique Daniel, meneur en attelage, cherche une personne pour être son co-pilote et aide, derrière son cob normand.

Habituellement cavalière mais séduite par l'idée d'une nouvelle expérience à cheval, je lève la main.

Nous allions participer à un périple de 15 jours prévu fin août-début septembre pour parcourir le 3ème et dernier tronçon de Rocamadour à lourdes.

Nous faisons quelques sorties en attelage dans la forêt du Gâvres, pour voir si on s'entend bien avant le départ.

Vendredi 24-08-2012

Rendez vous est donné le vendredi 24 au soir, chez Denis, un agriculteur-cavalier qui a un camping à la ferme, entre Rocamadour et Gramat.

Nous sommes accueillis par un cavalier-moine fort sympathique, alias Raymond (un des organisateurs).

Claude Mabit (président d'Equiliberté National) nous rejoint pour le premier apéritif inaugural.

Un dîner commun est servi par une bonne équipe d'intendance. Nous mangeons de délicieuses galettes saucisses et de succulentes crêpes avec un verre de cidre : vive la Bretagne !

9 attelages au départ :

Ceux qui partent avec leur carriole à 4 roues :

Yves et Jeanine du Morbihan, avec leur paire de juments blanches croisées boulonnaises,

Jean Marie et Annie d'Auch, avec leur 2 fiords de compétition qui emmènent Yvette, la femme de Raymond,

Bernard et Josiane du Gers, avec leurs 2 haflingers qui emmènent deux bretons, Jean Yves et Yolande,

Paul (dit Paulo) et sa femme, avec son chariot « maison » et ses 2 ânes qui font des balades autour des étapes.

Ceux qui partent avec leur carriole à 2 roues :

Gérard et Mado (Morbihan) qui iront en éclaireurs avec leur rapide trotteuse,

François et sa femme derrière leur jument blanche,

Alain derrière son petit âne normand,

Christiane, sa femme, derrière son grand âne du Berry, tous les quatre du Morbihan,

Dominique et moi-même (Loire Atlantique) derrière Tango, un jeune et fringuant cob normand.

8 cavaliers :

Olivier, l'éclaireur solitaire qui téléphonera s'il rencontre des obstacles,

Jacques et Francis, pyrénéens qui sont aussi à l'initiative du projet,

Michel et Léon (le doyen du groupe)

Raymond, Jean Luc et Christian.

Nous voilà partis pour l'aventure sur le chemin des pèlerins. Tous les matins : lever vers 6h-6h30 pour être prêts vers 8h45. Les camions et vans sont recherchés le soir grâce à une navette qui fait 2 tours. Pendant ce temps, certains se reposent alors que d'autres préparent les paddocks et l'équipe d'intendance, le repas du soir.

Jour 1 : Samedi 25-08-2012

Incroyable en août, dans le Lot : nous partons sous la pluie d'orage et nous démarrons très fort :

une grosse descente glissante puis une passerelle et une longue et difficile montée caillouteuse pour débuter le circuit.

Il faut déjà encourager les chevaux et descendre des attelages pour les aider en faisant des haltes respiratoires.... la jument de François se bloque, elle n'ira pas plus haut....Il est obligé de faire demi-tour.

Une première déviation attelage et nous retrouvons le GR46, ses murs de pierres sèches, ses cailloux blancs, ses chênes rabougris mais qui donnent un peu d'ombre quand la pluie d'orage cesse momentanément.

Nous arrivons à Montfaucon où Claude Mabit et son beau-fils apportent un frigo rempli de victuailles pour un très bon repas et du bois pour un feu qui sèchera un peu nos vêtements.

Nous descendons au village avec le chariot de Paulo et ses ânes pour une photo souvenir par un journaliste de la Dépèche du Midi.

Jour 2 : Dimanche 28-08

Pas de pluie aujourd'hui. Il fait plutôt chaud.

Nous allons à Vers au bord du Lot en passant par la Bastide Murat (petit village fortifié).

Les attelages ont un circuit route au cas où le GR46 ne passerait pas. Olivier part devant les cavaliers qui ont leur propre circuit. Gérard et Mado partent avant nous pour nous donner des infos en cas d'obstacle et déviation.

Nous avons la chance de passer dans les combes bordées d'arbres et qui se succèdent les unes après les autres.

Les attelages prennent leurs places suivant la vitesse des chevaux. Ceux en paire sont plus nerveux et rapides que Tango et les 2 ânes qui ferment la marche.

Jeanine et Yves sont les premiers ou deuxièmes et c'est elle qui copilote tout en se retournant régulièrement vers moi pour avoir confirmation sur la lecture des cartes, ce qui devient notre rôle tout au long du périple.

Les montées sont un peu difficiles suite à la journée d'hier. Mais les paysages valent le coup. Nous rencontrons une armada de quads qui se rangent aimablement, éteignent leurs moteurs et prennent même des photos de notre convoi.

29 kms plus loin, vous arrivons à Vers. Nous avons un peu de mal à trouver la ruelle qui nous mène sous un pont au bord du Lot et face à un camping dont nous profitons des sanitaires.

Paulo a rangé sa caravane qui lui sert de van un peu trop près de la rivière et en pente... Il vaut mieux bien serrer le frein à main....Car il faut se serrer puisqu'il n'y a pas beaucoup de place pour faire des paddocks et garer les camions.

Des élus viennent prendre l'apéritif et le diner est servi sous les auvents entre les 2 plus grands campings -cars d'intendance. Ce sera comme cela tous les soirs. Ce qui satisfait grandement les randonneurs fatigués.

Jour 3 : Lundi 27-08

De nombreuses petites routes pour les attelages car le GR 36 est étroit et le long du Lot, sinueux entre les arbres.

Nous devons longer la voie ferrée, heureusement plus en service, pour éviter les routes passantes. Mais en s'approchant de Cahors, nous sommes obligés d'y circuler mélangés à tous les véhicules pressés. Jeanine et moi agitons nos drapeaux rouges pour passer.

Des gens de la ville sympas nous indiquent quelques passages mais ils sont délicats entre les maisons, d'autres nous permettent d'abreuver les animaux et d'aller aux toilettes.

Nous passons près du fameux pont Valentré à tours puis grimpons au point de vue de la Croix Magne pour y pique niquer avec l'équipe d'intendance.

Puis nous terminons sur le GR 65, sur le chemin de crête vers Labastide-Marnhac, dans le parc du vieux château où la vue est superbe.

Les pieds ont chauffé et certaines les trempent avec délice dans une bassine d'eau froide.

Un nouvel arrivant se joint à nous : Yves Rousseau que Dominique a rencontré à une réunion d'Equiliberté. Il installe sa jolie jument Paint avec Tango qui deviendra son meilleur « pote ».

Jour 4 : Mardi 28-08

Nous pouvons circuler sans encombre sur le GR 65 jusqu'à Montlauzun, sauf pour passer à Lascabanes où le dénivelé est trop fort : ça monte et ça descend avec un point de vue qui change tout le temps.

Nous voilà autour de la petite église et derrière la mairie et la salle des fêtes où nous profitons du point toilette pour faire une petite lessive et recharger les téléphones et ordinateurs.

Une douche est la bien-venue pour les équidés avec un tuyau d'arrosage ; nous, nous devrons nous en passer...

Apéro oblige avec les élus à qui nous remettons le foulard, le chapeau et le pin's du pèlerin en souvenir de notre passage.

Concert d'ânes soir et matin car la place est cernée par un pré d'ânes qui ne manquent pas de converser avec les nôtres !

Loin des discours et brouhahas, un certain Jean Luc s'entraîne en solitaire sur sa guitare et en chansons.

Jour 5 : Mercredi 29-08

Lauzerte, nous voilà !

Après quelques dénivelés sur des petites routes, nous arrivons en grimpant à ce petit village fortifié que l'on voyait depuis longtemps sur sa butte. Les attelages en font le tour pendant que les cavaliers le traversent, vu l'étroitesse des rues et les escaliers partout.

Des agriculteurs pensent aux pèlerins en leur mettant à disposition des fruits ou des boissons le long du chemin : un melon s'ajoute à notre pique nique !

Le GRP « Quercy Pays de Serres » nous emmène jusqu'à Dufort -Lacapelette à 19 kms du départ (petite étape mais pleine de pentes à gravir). Nous nous installons autour du terrain de foot où un match donne de l'animation aux chevaux, sous une bonne averse. Nous laissons un espace pour 7 cavaliers qui vont jusqu'à St Jean Pied de Port et qui « tracent » (30 à 35 kms par jour, pas le temps pour eux de visiter, mais comment font-ils ???)

Nous, nous avons le temps de retourner à Lauzerte pour faire des courses et visiter le jardin des pèlerins le long des murailles et aussi de boire une bière bien fraîche à la terrasse d'un café ! (tenu par une anglaise comme de nombreux commerces dans le coin)

Jour 6 : Jeudi 30-08

Que de demi-tours aujourd'hui ! Des chemins de halage trop étroits (où nous avons eu du mal à nous décoincer) ou interdits aux chevaux : le comble pour des chemins autrefois dédiés aux chevaux…. ce qui nous oblige à rouler sur la route nationale pour passer Moissac ! Alors tanpis, nous bravons l'interdit et longeons le canal du Midi sur plusieurs kms au trot. Jusqu'à ce qu'un éclusier nous arrête avec sa voiture.

Il nous explique que cette voie n'est que piétonne ou cyclable et que les panneaux « Interdit aux chevaux » ou « à tout véhicule » sont visibles et se plaint de voir des groupes de cyclistes foncer dangereusement sur ce boulevard...

Il nous invite à rejoindre rapidement notre point de chute avant que son responsable ne vienne à passer. Pour le remercier de sa compréhension, nous l'invitons à l'apéro mais il n'osera pas....

A Malause, nous expliquons notre problème à Mme l'adgointe au maire et au correspondant de presse de la Dépêche du Tarn. Puis Mme le maire arrive pour l'apéritif qui dure le temps de nombreuses photos, de lui offrir le kit du pèlerin et de nous voir remettre un lot de bonnes bouteilles de Cahors.

Jour 7 : Vendredi 31-08

Départ pour 26 kms et trot sur des routes de plaines super-plates jusqu'à l'arrivée en haut d'Auvillar : 8kms /heure de moyenne, ce n'est pas mal !

Puis un chemin en descente accidenté mais pourtant faisable : des pèlerins à pied n'en reviennent pas de notre passage ici. Un autre chemin cahoteux et en pente puis nous devons nous arrêter chez un agriculteur sympathique qui nous prête son poste à soudure pour réparer la carriole d'Alain pendant qu'on abreuve les chevaux.

Des signes nous montrent que nous sommes passés du Tarn et Garonne au Gers : des tours toujours carrées mais une seule pente de toit, des maisons qui ne sont plus qu'en pierre blanche mais avec des briques en mélange, des champs immenses de tournesols séchés, lin et céréales couvrent les collines. Mais peu de chemins. Heureusement que certains agriculteurs laissent un passage entre leurs champs et la route pour les pèlerins de St jacques de Compostelle. Les cavaliers marchent ou galopent sur les chaumes sans clôture.

Nous montons durement et traversons un très ancien village dont l'église en rénovation jouxte le château à tours cannelées : Flamarens. Cela valait le coup de monter !

Arrivés à Miradoux, Yves s'arrête au garage et Alain fait le plein de sa carriole, des sens, évidement ….

Toujours un terrain de foot pour nous accueillir mais on a le droit à toute la surface et une belle photo de groupe par Mme la maire pour la Dépêche du Gers. Par contre un seul WC qui ne ferme pas ….

Une nouvelle cavalière arrive avec 2 chevaux dont un de bât et un chien : Babeth semble motivée.

Une jument déferrée : Yves, le cavalier, doit partir à 60 kms pour être à 8h chez le maréchal.

La série de déferrage commence ….. Francis doit laisser la sienne au repos car ses pieds s'engorgent...et Jacques décide d'être solidaire en ne montant pas le lendemain.

Jour 8 : Samedi 01-09

Beaux chemins, bons dénivelés, belles couleurs des cultures et des collines. Les routes sont doublées par les chemins pour protéger les voyageurs. Le GR de Pays « cœur de Gascogne » est agréable et nous fait arriver facilement à l'hippodrome de Fleurance. Là, c'est le re-ferrage de plusieurs chevaux et ânes et aussi la réparation de pneus crevés pour Jean Marie « le malchanceux »...

Mais pas de sanitaires ouverts, un oubli sans doute ???

Quelques visites d'invités mais aussi de voisins trop « curieux ». Nos soupçons de possibilités de vols nous font prévoir de déménager nos camions le lendemain matin plutôt que d'attendre le soir sans surveillance.

Jour 9 : Dimanche 02-09

28 kms sur des petites routes toujours parmi des champs à n'en plus finir, cela devient un peu monotone....

Mais on monte, on descend et on trouve un bon coin de pique nique avec une belle vue près d'une maison où on demande de l'eau, bien-venue vu la chaleur. Nous y rejoignent Babeth et Michel qui ont perdu Léon et sa copine avec leur pique nique... Chacun leur fournit de quoi se restaurer avant de repartir pour faire la halte de nuit à Castera-Verduzan, dans un autre hippodrome avec douches sans portes mais wc, s'il vous plait !

Jour 10 : Lundi 03-09

Ce matin, à 6h30 au réveil, j'ai une pensée particulière pour mes chers ex-collègues qui reprennent leur travail aujourd'hui, même avant pour certains, rentrée scolaire oblige....

26 kms bien « roulants » : on mange seulement à l'arrivée. Quelques problèmes de freins qui se bloquent pour Bernard ou qui ne freinent plus pour Yves : la prudence est de mise dans les descentes.

Un beau point de vue à la halte du « château » entre Préneron et Roquebrune (au sud de Vic-Fezensac) avec les tipis et yourtes autour de la maison. Mais pas un brun d'herbe pour les équidés car on doit s'installer sur un remblai glaiseux plein de ferraille qu'on enlève comme on peut.

Heureusement, l'accueil est agréable et le repas est servi par notre hôte sous un grand chapiteau où l'ambiance se fait festive : Audrey une jeune cavalière, nouvelle dans l'équipe, fait son spectacle de dressage avec sa gentille jument, Jean Luc met le feu en jouant de sa guitare accompagné de notre hôte et de chanteurs improvisés ; le vin coule à flot !

Jour 11 : Mardi 04-09

La radio allumée : les infos sur la rentrée... Eteignez moi ça !!

Des p'tites routes, toujours des p'tites routes..... des montées, toujours des montées ….et les descentes bien sûr. Trois bois à traverser : merci pour les seuls chemins du circuit. Nous abreuvons les animaux à Peyrusse Grande devant la mairie puis pique niquons à 3 kms du bivouac, juste avant Peyrusse-Vieille. Car on préfère prendre le temps de manger avant d'arriver et de s'occuper des chevaux sinon les conducteurs ont grand faim quand il faut prendre la navette.

Le camion de Francis qui transporte sa jument depuis plusieurs jours ne peut monter la côte et est remorqué par le tracteur de nos nouveaux hôtes, un couple d'agriculteurs bien sympathiques.

Nous avons la visite de voisins contents de voir notre convoi, dont un centenaire qui demande une photo avec la vierge noire. Christiane lui demande : «  c'est quoi votre recette de longévité ? ». il lui répond simplement : «  Pas de miracle, soyez modérés ».

Jour 12 : Mercredi 05-09

Nous partons de bon matin et rencontrons notre centenaire qui est déjà levé et se fait un plaisir de saluer chaque personne de chaque attelage !

Le soleil commence à chauffer. Nous parcourons 20 kms avant la pause pique nique pour éviter de finir sous trop forte chaleur.

Voilà les cavaliers qui nous rejoignent et Paulo avec sa caravane et ses ânes dedans.

Encore une belle montée vers la route de crête pour admirer la vallée et la vue du village d'Ariébat où nous ferons escale : c'est Bernard qui en est le maire et est très fier de son église qui domine la plaine.

Soirée festive dans la salle des fêtes. Mais elle a failli tourner court après quelques désaccords entre les organisateurs pyrénéens et un cavalier FFE qui tient un discours peu sympathique envers nous.

Des airs d'accordéon de Josiane et Christiane puis de la guitare viennent détendre l'atmosphère. Certains se couchent assez tôt car la fatigue commence à se faire sentir.

Jour 13 : Jeudi 06-09

Etape facile aujourd'hui.

Nous traversons la vallée entre la forêt et les champs de maïs par le GR 653 . Les cavaliers ont plus de difficultés en montant et descendant dans les bois sur le GR 101.

Demi-tour devant un grand jet d'eau qui arrose plus la route que le champs mais nous n'allons pas nous arrêter au deuxième « arrosoir » : galop qui fait passer les premiers de justesse et arroser les derniers !

Pas de terrain valable à l'arrivée : le parc à jeux ou de cross. Impossible de s'y mettre mais de l'animation pour les maternelles qui veulent caresser les animaux.

M. le maire finit par nous trouver un terrain au bord d'un ruisseau puis un autre car le premier est trop petit pour toute la troupe. Certains restent derrière la salle des fêtes.

Problème pour accueillir des cavaliers du coin qui veulent nous accompagner jusqu'à Lourdes.

Nous les dirigeons vers l'autre pâture. Nous ferons connaissance demain.

Jour 14 : Vendredi 07-09

Un nouvel attelage se joint à nous ce matin : Bruno le gascon et Milord son beau croisé trotteur-comtois de compétition, très nerveux qui part devant pour nous guider vers la forêt.

Problème : son cheval file tellement vite qu'il loupe l'entrée du chemin et on se retrouve sur plusieurs kms de bitume avec en prime une attaque d'énormes frelons. Son cheval est piqué, ce qui l'énerve encore plus. Dominique est piqué à l'oreille et Yves aussi ainsi que dans le dos. A se débattre, il a failli perdre le contrôle de ses juments. On est obligé de s'arrêter pour soigner les blessés et faire le point sur la façon de retrouver la forêt.

Nous sommes récompensés par une belle balade à l'ombre des arbres puis sur la crête avec de jolies vues sur la forêt et plus loin, la visite improvisée de la superbe abbaye « Notre Dame de la délivrance », une idée de Bruno.

Me voilà qui change de partenaire deux fois : la montée sur l'attelage de Jean Marie puis le reste derrière Bruno, comme groom pour faire un peu de poids sur son léger attelage qui saute à toutes les bosses.

C'est sportif !

A Ibos, sur un terrain vague, nous avons encore du mal à planter nos piquets et trouver de l'herbe. Un agriculteur nous apporte de l'eau et du foin. La navette emmène tout le monde par groupes prendre une douche au … terrain de foot évidement. Surprise dans les vestiaires : quand les femmes vont à droite et les hommes à gauche se déshabiller et qu'on ouvre la porte des douches, on découvre que c'est la même pour tout le monde !! Donc les hommes en premier puis ils attendent les femmes mais pas très longtemps !.

Ensuite, ce sont les cavaliers du CDTE Midi-Pyrénées, reconnaissables à leurs tee-shirts rouges qui arrivent à cheval ou en camion

Ils profitent d'une randonnée sur le chemin des Etoiles qui longe les Pyrénées et passe par Lourdes pour se joindre à nous. Après un certain « flottement », nous faisons connaissance et l'atmosphère se détend autour de l'apéro puis du repas organisé au centre équestre tout proche. Quelques verres plus loin, chanson typiques des montagnes et concert d'un bon chanteur et musicien, nous dansons et chantons ensemble jusque tard dans la nuit.

Jour 15 : Samedi 08-09

Il va faire très chaud aujourd'hui.

Et nous sommes assez excités à l'idée d'aller à Lourdes et un peu inquiets sur le déroulement de notre arrivée sur place car nous sommes nombreux. Il faut patienter en attendant tous les chauffeurs qui sont partis mettre leurs véhicules sur le terrain prévu pour la nuit à lourdes.

Vers 10h30, nous longeons la forêt d'Ossun puis pique niquons dans un petit coin d'ombre de Bartres après avoir sué sur les chemins blancs et ensoleillés.

Plus que 6 kms pour arriver à Lourdes. Tout le monde se met en cortège, les pèlerins devant, encadrés par des véhicules de sécurité au ralenti et qui bloquent la circulation rien que pour nous.

On se fait remarquer lorsque nous traversons Lourdes et que nous franchissons le portail du sanctuaire, passons sur l'esplanade, devant la basilique puis la grotte envahies par les pèlerins en prière et des visiteurs étonnés. Les chevaux sont plutôt calmes. Nous longeons le Gave de Pau jusqu'à la prairie réservée pour notre convoi où la plupart avait préparé un paddock sous les arbres, au bord de l'eau.

La soirée se passe dans une grande salle, dans le parc du sanctuaire où un groupe irlandais joue pendant le repas. Certains dansent puis un bon nombre décide d'aller voir la retraite aux flambeaux et la messe célébrée devant la basilique. On se laisse bercer par l'ambiance spirituelle qui se dégage de la foule.

Jour 16 : Dimanche 09-09

C'est le grand jour : à 9h15, nous sommes tous prêts pour aller assister à la messe célébrée pour nous à la grotte de Ste Bernadette. Nous emmenons les chevaux et ânes attelés et montésde l'autre côté de la rive pour ne pas gêner les pèlerins à pieds. Incroyable : presque tous les cavaliers pyrénéens nous accompagnent au lieu de faire la balade en montagne prévue dans leur programme.

Un groupe de cors joue lors de la cérémonie. Tous les regards sont tournés vers notre convoi arrêté juste enface. Les animaux sont encore très calmes, même Milord qui finit par s'endormir (il paraît que la grotte a un effet apaisant). Ensuite, les deux prêtres viennent bénir les chevaux et cavaliers réunis autour du kiosque empli par la musique des cors. Ils n'y vont pas de « main morte » en nous trempant avec leur branche de gui ! Puis les voilà embarqués sur les deux carrioles des ânes de Christiane et Alain, pour un défilé grandiose dans Lourdes avec la vierge noire de Rocamadour en poupe. Des « bravo ! » par-ci et « Vive la Bretagne ! » par là accompagnent les sons des clochettes d'encolure, des cloches de l'église et des pas des chevaux.

Un attelage s'arrête net dès le début : pas de chance pour Jean Marie, un pneu vient de crever avec grand bruit (le 2ème en 2 semaines !)        

La journée continue par un déjeuner où sont conviés les prêtres avec qui nous allons bien rire de toutes leurs belles histoires et aussi bien danser au son de la musique irlandaise.

Le soir, ils remettent à Raymond et Claude, piliers du groupe, des médailles souvenir lors d'un dernier repas festif et bien arrosé.

Jour 17 : Lundi 10-09

C'est dur de se quitter après une si belle aventure sportive, animale, humaine et spirituelle.

On se promet de se retrouver pour une future semaine (au moins) de randonnée (dans le Morbihan, vers le Mont St Michel ??) A chacun de réfléchir à la suite à donner.... pendant le long trajet de retour chez soi.

Les jours suivants

On a du mal à revenir aux réalités de la vie quotidienne. On fait son petit journal, on classe ses photos, on reprend difficilement le travail pour certains....

Bon courage et merci pour ces jours passés en votre compagnie, je ne les oublierai jamais et serai heureuse de vous revoir.

Nadette

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